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Vous avez dit "drame familial".

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 « drame familial ».

 Aujourd’hui encore, on apprend, un père à choisi, de tuer son fils, handicapé, avant de se donner la mort.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2014/08/06/une-rouennaise-decouvre-le-corps-de-son-fils-handicape-tue-en-gironde-528348.html

   Ces derniers temps, j’ai travaillé, sur la terrible souffrance, que représentait, le fait d’avoir un enfant, qui naisse  handicapé, bien plus, que d’avoir, un enfant, qui devienne handicapé, suite à un accident,  notamment.

   Mais certains diront à quoi, rime t il, en effet, de faire ainsi, une forme de hiérarchie, dans les souffrances occasionnées ?

    Je ne souhaite pas hiérarchiser  ces souffrances, mais juste démontrer  à quel point, justement, elles, peuvent être diverses,  d’une part, selon le handicap, lui même, mais aussi, à   « handicap égal », mais dans un contexte familial, ou social, différent.

   Ainsi, une femme, qui ne travaille pas, à l’extérieur, et qui  choisit, de rester au foyer, pour élever ses enfants, se trouvera  telle infiniment  plus fragilisée, d’avoir conçu, et mis au monde, un enfant handicapé, que si elle a des diplômes, et une belle carrière, devant elle, en dehors de son statut, de mère….

    Loin de moi, la preuve en est, avec ce fait divers, de vouloir écarter le père, de ses souffrances là, d’ailleurs, il arrive fréquemment, qu’à la suite de la naissance, d’un enfant handicapé, le couple explose, et il est probable, que souvent, une des causes en soit  le fait  que chacun soit tenté, de se voir, « poussé » par la famille, notamment, à  culpabiliser l’autre parent.

   Les progrès de la médecine, aujourd’hui, effectivement, permettent des choses  hallucinantes, pour contrecarrer   par anticipation,  le terrible accident, qu’est toujours, je pense, la naissance d’un bébé handicapé……

 Il est plus qu’urgent, de légiférer, sur le sujet.

   Pour ce qui concerne ce fait, divers, que l’on nomme pudiquement, (il faut dire qu’on n’a pas le choix), « de drame familial », le contexte psychologique, n’a pas été cerné encore,  mais il est bien évident,  enfin, à mes yeux, que c’est bel et bien de véritable courage,  dont ce papa a fait preuve, voir, « un acte d’Amour », vis-à-vis de son épouse, qu’il  a commis ce crime, et ce suicide….

   J’ai vu, moi, une bonne partie de mon enfance, ma tante Colette, (une seconde maman, pour moi)qui élevait son enfant, handicapée….

    Le hasard, a fait que la sœur ainée, a le même âge que cette cousine. A chaque fois, qu’elle voyait, ma sœur courir, ou faire quoi, que ce soit, physiquement, les larmes lui venaient, parce que en comparaison, e  c’était autant de choses, que sa fille, ne pouvait pas faire.

    Quand elle  grondait  sa fille, qui était âgée d’une dizaine d’années, la petite ayant, il faut dire un foutu caractère, ce qui est bien logique,  son père, présent jetait au visage  de son épouse « je t’interdis, de la gronder, tu ne trouves pas qu’elle est assez malheureuse comme ça » ???

    L’écrasante culpabilité des deux parents, qui avaient couru par monts et par vaux, pour trouver le médecin miracle, qui guérirait leur petite, avait entièrement distordu, leur relation, ainsi, que leur rôle de parents, vis-à-vis de leur enfant.

 

    Et quand la maman craquait, parce qu’elle n’en pouvait plus, c’était  sa fille, handicapée, qui lui disait ceci « regarde, maman, ne pleure pas, regarde,  imagine, si j’avais été handicapée mentale, et que ce soit mon cerveau, qui était atteint, ça serait tellement  pire, mais là, regarde, non, c’est juste physique »….

   Voilà, le type de scènes, que vivent, les parents, d’enfants handicapés, chaque jour, que Dieu fait, et qu’ils assument, du mieux qu’ils peuvent.

 



Françoise Niel Aubin , , ,

Version imprimable | Actualités | Le Mercredi 06/08/2014 | 0 commentaires | Lu 148 fois



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