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Quand les religions entravent l'évolution des familles.

Et oui, comme on dit vulgairement, "ça sent le vécu".

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   Oui, je formule ça de cette façon, car il s’agit des réactions, devant des évolutions, que beaucoup connaissent, et ces dernières peuvent être relativement diverses.

    Elles ont pour particularité, de s’écarter du schéma traditionnel, du couple marié, et qui « dure ».

   Oui, je mets « durer », entre guillemets, puisque ce que moi, j’appelle « durer », c’est rester ensembles, quand l’Amour, lui est toujours là, alors, que pour d’autres, le fait de « durer », ne consiste qu’à continuer à vivre ensembles, coûte que coûte, quelque soient les problèmes rencontrés.

   On pense bien sûr en France  aux intégristes catholiques, mais l’intégrisme existe dans toutes les religions du livre, et je ne m pense pas que l’une d’elles, soient susceptible de pouvoir donner des leçons aux autres.

    Si j’en viens ici à aborder le sujet, c’est simplement, parce que je suis moi, confrontée à ce problème, et l’ai déjà été, par le passé, pour le même divorce je précise.

    En gros, si je schématise, le fait après 30 ans de mariage, de prendre la décision, de se séparer et de divorcer, est un comportement qui est rigoureusement interdit, quoi qu’en disent les personnes concernées.

   Apres 30 ans de mariage, on  vous pose sur la tête, au fil du temps une sorte de couronne, que pour information, vous n’avez jamais demandé à porter, soit dit en passant, mais que mine de rien, on vous oblige à assumer.

  Ainsi, moi, je me souviens très bien avoir entendu pendant des années, que moi, j’étais bien mieux que certains de mes frères et sœurs, « puisque moi, je ne divorçais pas ».

 Ainsi, elle m’utilisait, pour d’une certaine façon pour régler ses comptes ».

  Mon psy, à l’époque, m’avait fait travailler, cet aspect, que je dois dire, je n’avais pas perçu. Mais il avait parfaitement raison.

  Ensuite, voyant que je voulais divorcer, elle me proposât, d’habiter une maison, dont elle était propriétaire, et qui était libre, occasion, que j’ai saisie, je n’avais pas le choix, puisque rien n’est prévu, pour permettre à une femme au foyer, avec des revenus modestes, de prendre son indépendance.

 Aujourd’hui, au moment, où je vous parle, il existe beaucoup de couples, qui souhaitent se séparer et divorcer, et qui ne le font pas, parce que madame ou monsieur, ne trouve aucune solution, pour trouver un logement, ce qui est extrêmement grave.

 Quand je dis « extrêmement grave », je pèse mes mots.

    Puisque comme ce fût mon cas, il est souhaitable, compte tenu, des rebondissements, et du séisme occasionné, sur le plan psychologique, d’autant plus violent, que les années, voir, les décennies ont passé, que l’un des deux, puisse partir effectivement, mais comme il n’existe aucun structure, pour répondre à cette demande, c’est bien souvent à l’HP, que madame se retrouve, à plus forte raison, si elle n’a pas de travail.

    Ainsi, sans emploi, elle se retrouve à la merci, d’une part, d’un mari, en état de choc, le plus souvent,  qui soit propose qu’elle vive sous le même toit, le temps de trouver une solution, avec un climat terrifiant, et qui est susceptible de mettre sa vie en danger, comme ça arrive souvent…. (voir le cas tout récent, encore, ces derniers jours, la maman, et les deux filles, assassinées).

    Soit, il appuie sur le côté « malade mental », dans le cas d’une dépression, position, qui le conforte, lui, dans le rôle du gentil, qui n’est responsable, d’absolument  rien dans la crise du couple.

   Il est probable, qu’aux yeux, de certaines personne, ce problème qui est d’une extrême gravité, puisse sembler anodin voir futile.

   Mais il n’ya que celles, (puisque ce sont les femmes au foyers, généralement, qui sont passées par là, qui peuvent le mieux me comprendre).

    J’ai en mémoire, moi, d’avoir mis en évidence, ce problème, au sein des couples, en face de ma psy, qui avait plus qu’appuyé, sur le fait, que mes propos, étaient d’une implacable vérité.

    Lors des quelques internements, que j’avais du faire, il y a bien des années, j’ai pu malheureusement, avoir la triste confirmation, de mes théories, sur le sujet, le mari, « bien pensant », ayant alors, tout à loisir, de noircir le tableau, avec la plus grande facilité, puisque l’étiquette « malade mentale », est apposée, désormais, comme une marque au fer rouge, sur le dossier, de la « mauvaise mère ».

   Je tiens à préciser cependant, qu’il serait plutôt mal venu d’incriminer, les psychiatres sur ce plan, pour la simple raison, que ces internements, ne sont conseillés (ce qui fût mon cas), que pour éviter des conséquences, qui seraient bien plus graves encore, et qu’ils ne sont pas eux responsables du fait, qu’aucune alternative ne soit proposée nulle part, pour pallier, à ces situations.

  Pour ce qui concerne, l’étiquette de « malade mentale », je tiens à préciser, qu’elle est posée, des l’instant, que quelqu’un, franchit, le seuil d’un HP.

    En effet, s’il peut arriver accidentellement, que l’on parvienne, à retravailler, normalement, ensuite, il se trouvera toujours quelqu’un, pour vous rappeler, le moment venu, que oui, vous avez déjà été admis(e)(e), dans un HP, en temps que patiente, et sur ce plan, il apparait, comme une absolue évidence, que la totalité des intervenant en psychiatrie, que ce soit infirmiers,  psychiatres, ou psychologues, sous estiment parfaitement ces aspect des choses, mais là, encore ils n’en sont aucunement responsables.

   Ruptures, qui évoluent, ou pas en séparations, puis en divorces, sont d’autant plus traumatisantes, pour les générations ainées, que le couple, à « duré », longtemps.

    Il s’en suit, alors, un attachement, aussi fort, que celui qu’ils ont pour leurs propres enfants, mais fonctionnait, avec des valeurs, qui ne sont plus celles d’aujourd’hui, et de leur faire accepter ces situations, est quelquefois, parfaitement illusoire, et je connais ce problème mieux que personne.

 Il doit y a voir environ 7 ou 8 ans, une conversation, avec mon ancien beau père, avec qui, je m’entendais fort bien.

 Je lui dis. « je n’aime plus votre fils, je suis désolée, c’est pour ça, que je suis allée à l’HP, je dois partir, et divorcer ».

 Je précise, que ça n’était pas sur un coup de tête, mais au contraire, quelque chose de purement, réfléchi, et je lui précisais, que quoi, qu’il arrive, je continuerai, à venir les voir, qu’ils comptaient beaucoup, pour moi, etc, je voulais les rassurer.

 Il me dit ceci : « Ecoute, Françoise. C’est extrêmement simple, en fait. Je vous connais, moi, comme ma poche. La seule chose à faire, c’est de rester, parce que ce que tu me dis, là, est rigoureusement impossible. J’en déduis donc, que tu te trompes obligatoirement, c’est la seule explication que je puisse te donner ».

 Pour un peu, il aurait rajouté, machinalement, « viens t’en donc voir, mon rang de porettes, comme elles ont bien repris »…

 J’étais absolument déconcertée.

 QUE FAIRE ?

 

   Cloisonner. Cloisonner, pour se protéger, et apprendre à mentir, par omission, pour plus de confort, et aller voir ailleurs, si l’herbe est plus verte. Oui, il arrive généralement, qu’on utilise ces mots là, quand il s’agit des couples eux même, dans le cadre de relations adultères, mais il se trouve que là, en ce qui concerne  nos parents, ou beaux parents (passés, pour moi), il était indispensable, et devient aujourd’hui, indispensable, d’y avoir recours.

    Pour moi, il est inconcevable d’entretenir des relations, avec des frères et sœurs, ou des parents, qui sont incapables de se réjouir, de choses heureuses, qui vous arrivent, ou de se réjouir de victoires, que vous ne pouvez en aucune façon partager, avec ceux, qui à la base, devraient pourtant, être les plus prédisposés à s’en réjouir.

   Cette politique de diversion, je l’ai déjà pratiquée, il y a bien des années, avec Marcelle, en maison de retraite, et je vais recommencer, non pas de cette façon, mais de façon plus ponctuelle, de droite et de gauche, e toute façon, j’ai plein de copains, et de copine, de l’âge d’être mes parents..

   Soutenir ses parents, psychologiquement, alors, qu’après 5 ans de séparation, avec votre ex, ils ne sont capables, que de vous reprocher, d’avoir divorcé, n’a aucun sens, et je vois que cette perte d’énergie, qui est considérable, surtout, m’empêche, moi d’avancer, et me mange absolument toute mon énergie.

    Il faut fuir les relations toxiques, à chaque fois, que c’est possible, et quand c’est la famille d’où l’on vient, qui est toxique, il faut n’avoir aucun scrupule.

    Il est bon de noter, que ce sujet a toujours été un terrain de prédilection, pour bon nombre d’auteurs.

   Agatha Christie, avec « am tram gram », en est une bonne illustration. Chabrol, aussi, a beaucoup œuvré, su le sujet, car c’est à bien y penser, un sujet intarissable.

 D’où vient ce blocage ?

 Se contenter de dire, qu’ils fonctionnent avec des valeurs, d’un autre age, est un peu simpliste.

 Je pense qu’il existe, une forme de négation, d’envisager, qu’on puisse avoir des idées autres, déjà……

 Pour moi, c’est une forme d’obscurantisme forcené.

 En effet, il y a plus de divorces, aujourd’hui, que jadis.

   Mais jadis, les hommes violents, existaient aussi, mais celles, qui prenaient les coups, si elles ne travaillaient pas, ne pouvaient prétendre, fuir, et divorcer.

    La violence conjugale, était une chose admise, contre très peu de gens, luttaient, on disait « il doit bien y avoir des raisons »… Pour l’alcoolisme, c’est pareil, si elle souffrait des deux, elle avait alors décroché la timbale,  et avait droit à une partie gratuite, et elle se reprenait une danse.

    Pour cette génération, celles, qui souhaitent travailler, négligent, leur couples, et ce sont les enfants qui trinquent.

 

    J’imagine qu’il y a bon nombre de féministes,  là, qui me lisent et qui disent « Mais enfin, Françoise, elle déraille complètement, on n’en est plus là »….

    Ha, mais figurez vous, qu’on y est encore, précisément, dans l’esprit, de bien plus, que vous ne le pensez et que ces personnes, toutes vieilles, et aigries, d’avoir autant souffert, et été « dévorées toute crues », par leurs conjoints, n’admettent absolument pas que les générations suivantes, elles, aient la prétention, qu’il en soit autrement.

    Je pense que dans l’esprit de certains, enfin, certaines, il existe aussi, une certaine forme de jalousie, tout simplement, ce qui est parfaitement regrettable….

 « Et la religion, dans tout ça ».

   Et bien précisément, il arrive assez souvent, que les humains, considèrent, la religion, comme gardienne des Valeurs.

   C’est vrai, non pas qu’elle le soit, mais qu’on le croie, quasiment systématiquement, dans toutes les religions, du livre, confondues.

    Mais là, où les humains, y voient comme une forme de « sécurité », un peu comme une structure rigide qui garantirait, que « rien ne dépasse », ce qui en résulte, c’est que les religions, dans leur ensemble, en se substituant, au rôle du père, de façon générale, affaiblissent, les structures familiales, ce qui est particulièrement criant, dans les pays arabes, avec le CORAN, y compris, quand c’est un Islam tolérant, et entravant, de façon extrêmement dommageable, le moindre progrès, qui serait souhaitable, dans leurs sociétés.

    D’autre part ces religions, si elles semblent indispensables, à ceux, qui y adhérent, servent, encore beaucoup trop souvent, de prétexte, à revendiquer un pouvoir d’ordre politique, et parfaitement  en dehors, de tout contexte strictement spirituel, comme il serait souhaitable, que ce soit le cas.

 Ainsi, on se retrouve avec des aberrations, proprement scandaleuses, qui exigent que des femmes, aient la peau recouverte, pour soit disant, « ne pas attiser la convoitise », alors, que le bon sens et le respect mutuel, entre les individus, permettrait le plus naturellement du monde, que leur peau, au contraire, pour de simples raison, de santé, liée, à la vitamine D, soit exposée, normalement, un minimum, à la lumière du jour.

 Ainsi, certaines femmes, qui sont en train d’accoucher, dans de terribles, souffrances, voient leurs mari, sur le point de se battre avec des obstétriciens, qui ne veulent, que venir porter secours, à l’épouse, qui souffre le martyre, pour donner la vie.

 Ainsi, certains, imposent à leurs femmes, et leurs filles, de porter le Nikab, alors, que  de  ‘avoir son visage recouvert, et non visible, constitue, à mes yeux, une des pires atteintes, au plus élémentaires, des droits, de l’homme, qui est de mettre en avant, sa personnalité, par les traits e son visage, et de communiquer, avec toutes s nuances de son visage, comme n’importe quel être humain.

 Voilà, ce que sont le plus souvent, aujourd’hui, les religions, dans leur ensemble,  de véritables entraves, au progrès social, et humaniste, qui consiste à aider les humains,  à prendre conscience, que ce sont eux, et eux seuls, qui sont les acteurs, de leur devenir, bien au-delà, de toute croyance, d’ordre religieuse.

 



Françoise Niel Aubin , ,

Version imprimable | Actualités | Le Samedi 05/07/2014 | 0 commentaires | Lu 183 fois



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